Dans nos chairs

Quelle relation entretenons-nous avec notre corps ?

Cette enveloppe corporelle que l’on aime ou que l’on déteste, conditionnés par notre sexe, identité sexuelle, genre, âge, classe sociale, culture et bien d’autres…

Un film qui souhaite visibiliser différentes morphologies, textures de peaux, pour tenter de les normaliser.

PROJET EN COURS

Toi.

Qui te lève sans assumer. 

Qui te dresse, animé par une fierté indécise, rassemblant tes idées éparses et ton courage, voulant ressembler à celui ou celle, en qui transparait la confiance d’offrir aux yeux obscènes, une partie de son rivage.

 

Toi.

Que ta peau habille et qui habite ton corps, que tu contrains car il t’oppresse à renvoyer ce reflet que tu détestes.

Cette enveloppe terrestre qui te lie aux mortels, que tu opposes au normal, qui te révolte par sa faiblesse à te rendre fragile, à te regarder en face.

 

Toi.

Qui devient objet pour être désiré, envahi par la honte et frustrée.

Une envie sincère de se sentir accepté, existé, dans la vision d’un idéal élitiste, dans la subjectivité du beau, pour être l’espace d’un instant, l’égérie du regard dominant.

 

Toi.

Pour qui ce duel persiste au fil des âges, refusant de lire ton destin dans les lignes de tes mains. 

A mal être, tu survis mal et sans plaisir, dans une vie d’artifices et de paraître, où ton existence charnelle s’affaisse, que tu trahis pour une esthétique chirurgicale.

 

Elle [la peau] ou Lui [le corps].

Qui aspire à une alliance sereine avec ton esprit, tel que tu es.

Qui voudrait te dire “je t’aime” et te transmettre son énergie vitale, afin de renouer avec ses émotions vulnérables, pour que le refus se politise afin de minorer les diktats normatifs.

 

Elle ou Lui.

Comme entité vivante dont la sagesse cicatrisera la bienveillance de votre entente.

Empreinte du spectacle fascinant de nos cellules régénératrices, dont les souvenirs rideront ton visage en marquant le temps qui passe et portera peut-être les origines de la vie de ta fille ou de ton fils.

 

Elle, lui, toi.

Unis par l’empathie et la confiance, conscients de nos différences. 

Qui nous sortent de tes complexes, nous emmènent de la jeunesse à la vieillesse à toute vitesse, immortalisant tes sourires et tes sévices, même si la vie se fane en une fin prévisible.

 

TEXTE: Anaïs Bajeux